Logo de Poupons et Cie, boutique pour bébé

Inscrivez-vous à notre infolettre et obtenez

10% de rabais

sur votre prochaine commande

à l'achat de 75$ et plus avant taxes.

 

Soyez sans crainte, votre adresse courriel ne sera jamais divulguée et vous pourrez en tout temps vous désabonner rapidement et simplement.
(Nous aussi on déteste le “spam”)

Non merci

Le temps d’un allaitement

Un souvenir me revient lorsque je pense à l’allaitement : les tout premiers instants! Lors de mon premier allaitement, j’ai senti le temps s’arrêter l’espace d’un moment! J’avais l’impression d’entendre bouger les aiguilles de l’horloge et que les gens autour de moi se déplaçaient au ralenti. Je regardais chaque trait de ce mini être humain et je me souviens encore de son odeur de nouveau-née. Ses doigts si petits et fripés sur mon sein. J’ai réalisé que je venais de donner la vie à ce petit être qui était collé contre mon cœur. La force que j’ai ressentie d’avoir donné cette vie, le sentiment de l’amour inconditionnel qui m’a envahie et le paradoxe du sentiment de vulnérabilité qui m’a saisie. Je venais de réaliser que ma plus grande faiblesse était dans mes bras.

Je me sens chanceuse d’avoir réussi mes allaitements. Ce ne sont pas toutes les mamans qui ont la chance de vivre un allaitement où maman et bébé réussissent à trouver l'harmonie. Ce n’est pas inné, l’allaitement. Bien que ce soit naturel, nous ne naissons pas en sachant d’instinct comment allaiter notre bébé, et ce dernier ne sait pas non plus d’instinct comment bien téter. C’est un cheminement et un apprentissage. Douloureux parfois, contraignant d’autres fois.

Quoi qu’il en soit, je me souviendrai toujours de la chaleur du corps de mon enfant contre moi. De sentir la façon dont sa respiration ralentissait et de la voir s’endormir dans mes bras me donnait un sentiment de réussite : celui de nourrir son corps et de réconforter son âme. L’obligation de tout arrêter pour vivre le moment présent est ce que je retiens aussi de mon allaitement. Les occasions de s’arrêter ainsi sont si rares dans une journée. J’en profitais pour regarder de nouveau chacun de ses traits. Voir le changement dans son visage. Regarder ses longs doigts sur mon sein. Réaliser que le temps m’échappe et passe trop vite.

J’ai vécu deux allaitements. Chaque enfant est différent et, pour ma part, chaque allaitement l’a été aussi. Le souvenir que je garde de mon premier allaitement est le temps qui suspend son cours, alors que la suite s’est déroulée à une vitesse phénoménale. Le temps passe à la vitesse grand V lorsque nos enfants naissent, mais je reste reconnaissante de ces pauses obligatoires dans ma journée qui me permettaient d’observer chaque petit changement dans les traits de mes enfants.